Faire entrer le bio dans sa vie, c’est un peu remettre du naturel chez soi. Moins de pesticides, moins de polluants cachés dans les produits du quotidien, plus de santé et plus de vitalité. Mais manger bio est une démarche que nombre d’entre nous aimeraient adopter sans dépenser plus.

Que ce soit pour la santé, pour la préservation des ressources de la planète ou pour la qualité et le goût des aliments, manger et nourrir toute sa famille en bio offre énormément d’avantages mais peut vite devenir un casse-tête financier. Pour adopter sereinement ce mode vie, je vous donne ici toutes les astuces et bons plans que j’utilise personnellement depuis plusieurs années maintenant et qui ont fait leur preuve au fil du temps.

Alors sincèrement, est-ce que le bio coûte plus cher ?

OUI, le bio coûte plus cher s’il l’on retranscrit toute une alimentation dite « conventionnelle » et « industrialisée » en alimentation bio d’un seul coup. Si vous allez dans un supermarché biologique et que vous prenez uniquement des produits préparés, cuisinés et transformés, cela risque de vous coûter beaucoup plus cher que dans un supermarché classique !

NON, le bio ne coûte pas plus cher si l’on choisit de s’alimenter autrement et de donner une dimension éthique et consciente à ce que l’on consomme. En choisissant des aliments sains, réellement nécessaires à nos besoins et produits localement, on s’y retrouve largement au niveau budget et on peut même faire des économies !

Au début je faisait l’erreur de chercher les mêmes aliments que j’avais l’habitude de consommer en non bio, comme de la viande, du fromage, de la pâte à tartiner, des biscuits, des céréales sucrées, des aides culinaires, du pain, du chocolat, des yaourts… Maintenant que mon alimentation a totalement changé (je ne consomme plus le 3/4 des produits cités), mon charriot de courses se remplit uniquement des produits dont j’ai vraiment besoin, à un coût très raisonnable (je vous donne plus de détails après).

Manger bio est une démarche pour la santé mais c’est aussi une démarche responsable. Si l’on ne fait pas évoluer son mode vie en même temps que l’on intègre l’alimentation bio, le coût peut doubler, voir tripler ! C’est pour cette raison que j’ai voulu partager ici les meilleurs comportements à suivre pour s’y retrouver le plus rapidement possible.

Voici le premier conseil, et non des moindres, qui fait toute la différence :

1. Réduire sa consommation de viande

C’est un point parmi d’autres et vous me direz peut-être, pourquoi « la viande » et pas le poisson ou les œufs ?! Car la viande (surtout de bœuf) est un aliment très controversé dans la lutte contre la pollution et la maltraitance animale.

L’impact écologique de la viande est clairement prouvé et nous le devons à une consommation excessive, largement au dessus de nos besoins qui pousse à produire toujours plus pour satisfaire nos appétits.

Nous n’avons pas réellement besoin de manger de la viande tous les jours. Il n’est pas dans notre intérêt non plus de manger des produits de charcuterie hautement transformés. On peut donc déjà diminuer, voir supprimer ces produits controversés pour la santé du caddie, au profit d’une bonne viande biologique une fois par semaine, achetée directement chez le producteur, dans une ferme biologique comme celle-ci ou dans une boucherie éthique.

Acheter de la viande bio (ou directement chez un producteur raisonnable) est une garantie de certaines conditions d’élevage des animaux (vrais espaces de liberté, meilleur traitement, pas de soins chimiques qui se retrouvent ensuite dans notre corps, meilleurs conditions de travail pour les éleveurs aussi 🙂 Plus nous mangerons de cette façon, plus cela encouragera les éleveurs et producteurs à agir de façon plus respectueuse et raisonnable à l’avenir.

Si vous êtes accro à la viande et qu’il est difficile pour vous d’envisager un repas sans un bout de chair dans votre assiette alors vous serez confronté à un choix. Soit choisir le facteur santé et éthique en ne consommant que de la viande issue de production locale, tracée et dont l’élevage se veut respectueux des conditions animales, mais malheureusement sans impact positif sur vos finances ; soit continuer à consommer « conventionnel » avec tous les inconvénients que cela peut entrainer pour toutes les chaines du vivant.

Si vous êtes végétarien, la question ne se pose pas et vous aurez encore plus de facilité à vous nourrir en bio qu’en conventionnel.

La première astuce est donc de définir quels sont vos besoins en viande et d’ajuster les quantités afin de trouver un équilibre juste pour vous et votre santé. Cela demande à revoir sa façon de cuisiner et à ne plus composer ses repas en fonction d’une viande mais en fonction des légumes/légumineuses/céréales, le plus souvent possible. Il est possible aussi de trouver des substituts mais ils sont rarement produits localement.

Pour ma part, je suis plutôt flexitarienne et ne sous-estime pas le besoin de manger occasionnellement de la viande, surtout pendant la période des règles, d’une grossesse ou de l’allaitement chez les femmes ou le corps a davantage besoin de complémenter les pertes en fer. Pour les hommes c’est une autre histoire, la masse musculaire étant plus importante, le besoin carné est sans doute justifié mais pas au point de manger un bœuf par jour (hihi, je sais que c’est pas possible mais ça me fait rire!)

Comme l’idée est de vous partager mes astuces, voici comment je procède pour faire plaisir à tout le monde à la maison. J’ai trouvé un équilibre en diminuant à une fois par semaine l’apport en viande blanche (il m’arrive d’ajouter de la viande rouge au menu de temps en temps) et le reste du temps, j’ajoute soit des œufs, soit des produits de la mer s’ils ne viennent pas de l’autre bout du monde. En résumé, cela donne au moins un repas par jour 100% végétarien et un repas avec des protéines animales une fois tous les 2 jours.

A vous de trouver votre équilibre en fonction de la composition de votre foyer, de vos besoins personnels et du cycle de la vie.

2. Changer sa façon de faire les courses pour manger bio sans dépenser plus

Je pense que de toutes les démarches, celle-ci est celle qui demande le plus de conviction personnelle. Pour pouvoir mieux manger, il est nécessaire de changer les lieux dans lesquels on se rend. Les grands supermarchés n’ont pas grand chose à offrir du point de vue de la santé, seuls 1 ou 2 rayons sur 15 sont vraiment nécessaires. Les autres sont souvent comblés avec des tonnes de produits marketing bourrés de sucres et de conservateurs en tout genre, sans parler des rayons cosmétiques (dont nous reparlerons certainement dans un autre article) dont pas un seul produit n’est digne d’être en contact avec notre peau.

La solution est de découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles enseignes. En général, plus le magasin est grand, moins vous y trouverez du bon et du bio et vous risquez de vous retrouver happé par des produits que vous ne vouliez pas au départ. Choisissez des magasins à taille humaine, allez dans les fermes des environs, adhérez à une AMAP pour bénéficier d’un panier de producteur à un prix juste ou encore faites pousser quelques légumes de consommation courante chez vous si vous avez un bout de terre.

Je vous l’accorde, trouver des produits bio, produits localement ET de qualité dans les grandes villes est plus compliqué qu’en province mais il existe des astuces !

Au début, je cherchais le graal dans les rayons bio des grands supermarchés (tous minuscules dans les années 2000) . Résultat, je trouvais très peu de produits et au prix de l’or ! Puis j’ai essayé les magasins bio où l’on avait l’impression de se retrouver dans un temple de la nourriture microbiotique et totalement inconnue de nos placards de cuisine. Et à force de persévérer (et avec l’évolution des mentalités aussi) j’ai adopté un mode alimentaire très simple et réfléchit.

Après avoir fait mes études de diététique, je me suis mise à lire toutes les étiquettes avant d’acheter (ce que je fais toujours aujourd’hui) et c’est comme ça que j’ai pu faire un bon tri dans tout ce que je consommais avant, ayant un intérêt proche de zéro pour le corps, et tout ce que je pouvais désormais manger pour me nourrir de façon joyeuse et utile pour ma santé (si si on peut combiner les deux).

A force de lire les étiquettes, on comprend que des produits même bio n’ont pas d’intérêt pour la santé. Il n’est donc pas nécessaire d’y mettre du budget. Rien ne vaut un bon gâteau maison cuisiné avec des produits simples ou un plat de saison contenant tout ce dont on a besoin pour ravir les papilles et choyer la santé des intestins.

Attention ! Bio ne veut pas dire forcément bon pour la santé ! Il existe de tout, y compris des aliments transformés mais vous en trouverez beaucoup moins en magasin bio qu’ailleurs et leur composition sera plus exigeante. Regardez bien les étiquettes !

Aujourd’hui, il existe des dizaines d’alternatives à commencer par les magasins bio qui ont beaucoup évolués. On y trouve des produits simples du quotidien et d’autres, plus travaillés et colorés, pour pimenter sainement notre assiette. Les marchés aussi comptent de plus en plus de producteurs bio ou responsables (le bio n’est qu’un logo que les artisans doivent obtenir au prix d’une cotisation et de nombreuses règles à suivre mais beaucoup vendent du bon bio sans logo !).

Avant de faire mon potager et d’adhérer à une AMAP, je me suis longtemps rendue dans des lieux de cueillettes. Ces lieux m’ont fait redécouvrir le vrai cycle des saisons et la vraie notion de temps pour faire pousser naturellement un légume ou un fruit. De plus on paie moins cher du fait d’aller cueillir soi-même dans les champs et les serres. Je vous le recommande vivement, surtout si vous avez des enfants !

Je vous partage également un bon plan de plus en plus connu. Les dernières applications anti-gaspi comme Phénix ou Too Good To Go qui proposent des paniers de commerçants locaux à seulement 20 ou 30% du prix réel. Cela permet une pierre deux coups en luttant contre le gaspillage et en dépensant à moindre frais. A chacun ensuite de faire le tri et de trouver les enseignes qui collent à nos valeurs pour sauver des aliments encore bons mais moins beaux que leurs copains en rayons.

3. Manger de saison

Si vous ne deviez suivre qu’un seul conseil, ce serait celui-ci, ne serait-ce que du point de vue de votre santé autant que du respect de la planète et avec l’avantage de servir votre porte-monnaie.

Manger de saison est un gage de qualité et de prix juste car les aliments consommés au bon moment dans l’année ne sont ni chers ni transformés. Ils sont simplement parfaits pour être mangés à cet instant précis où ils renferment toutes leurs saveurs, leurs vitamines et nutriments mais aussi parce qu’il n’y a pas d’effort supplémentaire à fournir pour les producteurs afin qu’ils soient murs et disponibles à ce moment-là.

Les châtaignes, les potirons et les noix fraiches en automne ; le chou, les oranges, les navets en hiver ; les cerises, les asperges et les petits pois au printemps ; les tomates, les poivrons et les concombres en été. Avez-vous remarqué que les fruits et légumes d’été sont beaucoup gorgés d’eau pour pallier à la déshydratation liée à la chaleur et que les légumes et fruits d’hiver sont plus consistants et fibreux pour tenir au corps ?

Sauf qu’à force de multiplier les liaisons de transport mondiales, la moitié de la planète a oublié que les aliments ont des saisons. On retrouve de tout, à toute époque de l’année et on ne se pose pas vraiment la question de l’impact que cela peut avoir sur la planète…

Tous ces exemples s’appliquent aussi aux poissons, à certains laitages et aux herbes, épices, fruits à coques.

Mais revenons à notre budget. Si vous voulez manger des fraises en hiver, vous allez les payer beaucoup plus chers qu’en pleine saison d’été, pour toutes les raisons citées au dessus. Vous avez donc tout à gagner à vous diriger vers ce qui pousse au moment où vous faites vos courses.

4. Manger local

Pour les mêmes raison que manger de saison, manger des aliments qui sont produits localement coûte moins cher car on enlève le coût du transport, de la manutention et de tous les traitements qu’ils doivent subir pour arriver à bon port, en bon état. Alors que les pommes et les poires cueillies à quelques kilomètres de chez vous n’auront presque rien à faire pour arriver dans votre assiette.

A quelques exceptions près, les produits locaux sont aussi les meilleurs pour notre constitution. C’est bien connu, lorsqu’on voyage à l’étranger, la première chose qui nous manque est notre bonne vieille cuisine locale. Les européens ne sont pas fait pour manger des sushis tous les jours, tout comme les orientaux ne sont pas fait pour manger du fromage tous les jours. Tout simplement parce que nous ne disposons pas des mêmes bactéries intestinales pour assurer la digestion rapide et facile des aliments éloignés de notre génétique (si le sujet vous intéresse, lire l’excellent livre de Giulia Enders, le charme discret de l’intestin). Et si on déménage loin de chez nous, il y a un temps d’adaptation plus ou moins long pour réussir à bien digérer des aliments nouveaux.

Mais je m’éloigne encore du sujet…Bien que tout soit lié, je ne peux que vous recommander (sauf exception) de consommer le plus possible d’aliments locaux pour le bien-être de votre corps et celui de votre porte-monnaie.

5. Cuisiner le plus soi-même

L’astuce que j’utilise tous les jours, pour tous les repas est de cuisiner le plus moi-même. Comme dans tout, cuisiner vous coûtera toujours moins cher que d’acheter déjà préparé.

Les quelques produits préparés/transformés que j’achète encore sont de la crème végétale, les purées de noix (qu’on peut facilement faire soi-même), du bon chocolat noir, un peu de beurre végétal ou non, des condiments comme la moutarde, la sauce soja ou la pâte miso, quelques conserves sans sucre de légumineuses (pois chiches, haricots blancs…) ou encore les aliments de base (farine, riz, pâtes…) mais il n’est plus question d’acheter des biscuits, gâteaux, plats préparés et autres surplus qui ruineraient un budget (tout comme la santé!).

Je conçois qu’il n’est pas forcement évident de concilier le temps passé en cuisine avec le travail et la vie de famille. Cependant la plupart des préparations ne demandent pas plus de temps que de dresser une table ou de scroller à temps perdu devant un écran. C’est une question de choix et de priorités. Si vous faites partie des personnes qui n’aiment pas cuisiner alors peut-être que des préparations très simples (c’est le prochain point) pourront davantage vous convenir.

Pour ceux qui manquent de temps mais aiment quand même cuisiner, il y a toujours la solution de congeler, de préparer des bocaux, de faire des préparations lactofermentées (voir les rubriques faire et cuisiner du site Ni Cru Ni Cuit) ou de préparer en plus grande quantité pour répartir sur la semaine.

Du côté du congélateur, je m’en sers uniquement pour la viande et le poisson achetés par colis à un producteur responsable, ça me permet d’en avoir toujours d’avance sans devoir trouver une viande ou un poisson de qualité au pied levé quand je ne peux pas avoir de frais ; les légumes et les fruits en trop de la saison précédente que j’ai préparé pour être prêt à être cuisinés à la sortie du congélateur, des sauces maison et des herbes et aromates cueillis en plein été et tout ce qui peut se congeler sans être altéré.

En quelques points, voici les préparations gagnantes du point de vue du porte-monnaie :

  • Faire de la compote de fruit maison au lieu d’acheter des compotes en barquettes ou en poches qui coûtent au moins 20 fois plus cher que des kilos de pommes de la meilleure qualité qui existe (quand vous achetez des compotes à boire, vous achetez surtout du plastique et du marketing, le reste n’est que de la compote de fruits trop cuits ayant perdus presque tous leurs nutriments essentiels)
  • Cuisiner de bons gâteaux maison. En plus de maitriser les ingrédients qui se trouvent dedans, vous ferez des heureux et passerez de bons moments, tout en réduisant considérablement votre budget desserts et gouters (en faisant ce simple changement, je n’achète plus que de la farine, des œufs, du sucre de coco et du bon chocolat de couverture, ce qui me revient moins cher que d’acheter plusieurs paquets de gâteaux par semaine (#mamande2), sans parler des bienfaits pour la santé ! Pour trouver des recettes faciles et réussies, je vous recommande les livres de Marie Chioca ou de Rabia Combet (je n’ai aucune actions, ils sont simplement géniaux)
  • Préparer ses soupes soi-même avec des légumes frais revient moins cher que d’acheter des briques toutes prêtes et vous préserve du sucre et des conservateurs ajoutés.
  • Eviter les boissons achetées à l’extérieur de type Starbu**s. En plus d’avoir un certain coût, ces boissons sont agrémentées de nombreux additifs dont on ne mentionne jamais la présence. Préférez investir dans un thermos de bonne qualité pour emmener à l’extérieur une boisson saine maison.
  • Manger moins, voir de façon exceptionnelle les pâtisseries, viennoiseries et sucreries au profit d’energy balls préparées en quelques minutes ou de barres crues. Il existe pleins de recettes que vous pouvez trouver sur internet ou dans les livres de cuisine saine.
  • Préparer une grande quantité de sauce maison. Voici ma recette : moutarde, sauce tamari, échalote, ail en purée, huile de colza, huile d’olive, herbes du jardin, à mélanger comme une vinaigrette et à conserver dans un pot en verre pour l’utiliser sur les salades et les légumes/légumineuses/céréales cuits

6. Choisir la simplicité

Enfin, choisir la plus pure simplicité apparait comme la solution à tous nos problèmes. En plus de dépenser moins d’argent, on dépense moins d’énergie à faire et à préparer. Pour ça gardez toujours votre frigo propre et aéré. Un frigo surchargé n’aide pas à bien s’alimenter. Vous avez besoin de voir tout ce que vous avez dès le premier coup d’œil. De cette manière votre cerveau analyse immédiatement les possibilités pour se nourrir. Une fois que l’on aura fait de la place dans notre frigo et nos placards, on pourra faire preuve de créativité sans le moindre effort.

Comme pour les enfants, plus il y a de choix, moins on arrive à se décider et plus on perd de temps et d’énergie à essayer de visualiser un repas. Il y a aussi un risque de se tourner vers des aliments faciles à consommer mais peu sains pour la santé.

Vivre simplement créé d’innombrables bienfaits. C’est le cas dans notre alimentation mais aussi dans la maison, la gestion des finances, la façon de voir la vie. Accumuler n’a jamais aidé ni sauvé personne, cela encombre et bloque inutilement, alors que vivre dans un environnement simplifié jusque dans notre frigo libère l’esprit et ouvre de nouvelles possibilités.

La plupart du temps, il est facile de faire simple. Un wok de légumes de saison revenus 5 minutes dans un peu de sauce soja, une soupe de légumes mixés ensemble avec de l’eau, quelques condiments et des herbes ou encore un œuf au plat avec de la salade. Il y a des milliers de façons de faire simple. En été particulièrement, une grande salade composée est à la portée de tout le monde et une belle patate douce dans sa peau au four un soir d’hiver suffit à rassasier les ventres les plus exigeants.

Ma devise : choisissez l’extrême simplicité en favorisant la qualité !

  • La plupart des fruits et certains légumes bio peuvent être mangés avec la peau. Pas de temps perdu à les éplucher.
  • Tout est bon dans le naturel, y compris les feuilles, les racines, les tiges. A force, on acquiert de vastes connaissances sur les végétaux qui nous entourent et il devient de plus en plus facile de tout utiliser.
  • Manger les aliments bruts et crus (c’est possible pour la plupart des aliments) pour gagner en temps et en saveurs authentiques.
  • Préparer simplement une base de céréales (quinoa, riz…) et une base de légumineuse (lentilles, haricots …) en quantité assez importante pour plusieurs jours et vous n’aurez plus qu’à ajouter des légumes de saison idéalement faciles à manger au naturel et des protéines en fonction de vos besoins.
  • Les céréales et les légumineuses se conservant plus longtemps après récolte, elles peuvent facilement être consommées à tout moment de l’année sous des formes et avec des saveurs différentes. Les légumineuses en bocaux sont particulièrement simples à conserver et à consommer quand on le souhaite.

En résumé, qu’est-ce qui ne coûte pas cher en bio ?

  • les fruits et légumes de saison produits localement.
  • les légumineuses (pois chiches, haricots blancs, rouges, verts…, lentilles, pois cassé, etc.), y compris les conserves si vous manquez de temps.
  • les céréales (riz, sarrasin, blé…)
  • les produits bruts de base comme la farine, les œufs, l’huile, les légumes secs.
  • tout ce que vous cuisinez à la maison coûte moins cher que si vous l’achetez.
  • et ce qui ne coûte rien et nous fait grandir (gagnant-gagnant), c’est l’évolution des habitudes comme manger moins, réfléchir à ses besoins, mettre de la conscience dans ses choix alimentaire comme ailleurs…

Mon conseil, y aller prooogreeeessiiiiveeeement. Il est évident que vous ne pourrez pas tout acheter en bio dès le début et qu’il sera nécessaire de faire quelques modifications pour faire évoluer vos habitudes de consommation. Cependant, en entamant cette démarche, vous trouverez de plus en plus de solutions adaptées à votre nouveau mode de vie. Vous mangerez peut-être moins, moins de viande, moins de sucre, moins de produits transformés mais vous gagnerez en forme et en santé et vous redécouvrirez le vrai cycle de la vie. Vous reprendrez contact avec les besoins de votre corps et serez plus attentif et sensible à ce que nous offre la nature.

Comme Pierre Rabhi disait : « à notre époque on a plus envie de souhaiter bonne chance que bon appétit », j’ai envie de vous souhaiter un meilleur appétit avec plus de conscience et de plaisir qu’autrefois.

Et vous, où en êtes-vous 

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